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Le parc Picot de Lapeyrouse est ouvert

Grand Parc Garonne

Parc Picot de Lapeyrouse

2 rue du Professeur Camille Soula,

31400 Toulouse

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Retrouvez un espace de nature sur l'île du Ramier, au cœur de la ville.

À la place du goudron, un parc

Adieu bitume, place à la nature. Vous vous souvenez peut-être de l’ancien Parc des expositions, sa succession de ronds-points, ses routes saturées, ses parkings embouteillés. 

C’est à cet endroit, là où s'accumulaient autrefois les véhicules, qu’un grand jardin public a remplacé le béton. 

Après la réalisation de pistes cyclables et la construction de deux passerelles dédiées aux piétons et aux vélos, la création du parc Picot de Lapeyrouse marque une nouvelle étape dans la transformation de l’île du Ramier

Une aire de jeux

Si vous avez l’habitude d’emprunter la passerelle Robert Poujade (celle qui enjambe la Garonne depuis l’avenue de Muret), vous avez aperçu les douves végétalisées qui en délimitent l’entrée, ses allées piétonnes, ses jeunes plantations, ainsi qu’un grand dôme métallique couleur brique. Inspirée par les oiseaux, cette “volière” abrite une aire de jeux pour les enfants avec toboggans géants, cheminée de grimpe, balançoires… 

Du jasmin a été planté aux pieds de la structure pour, à terme, couvrir et ombrager la volière. 

De l'art et de la culture

Près de l’aire de jeux, un kiosque à musique ouvrira pour l'été.

Deux sculptures accompagnent d'ores et déjà le promeneur : La Rana d'Henri-Georges Adam (1904-1967) est installée près de l'aire de jeux, et La Catalane de Sylvestre Clerc (1892-1978) se trouve dans l'axe historique de la piscine Nakache.

Œuvre de style Art Déco, La Catalane a été offerte par la petite-fille de l'artiste à la Ville de Toulouse. Le choix de son implantation s’est ainsi porté sur la perspective historique de la piscine Nakache, un site emblématique de l’architecture des années 1930, conçu par Jean Montariol et orné par des artistes tels qu’Henri Paraire et Gustave Violet.

La Rana fait partie d'un ensemble de quatre sculptures monumentales d'Henri-Georges qui composeront un parcours culturel dans le parc. Elle est la première à être installée. Les autres seront implantées d'ici 2027. Les œuvres d’Henri-Georges Adam sont la propriété de la Ville depuis 1993, et font actuellement l’objet de valorisation au travers de diverses expositions dans les musées et équipements de Toulouse.

De la végétation

Traversé par l’allée centrale qui mène au portail de la piscine Nakache, le cœur du parc fait la part belle à la végétation. En plus des pins parasols qui ont été conservés, il accueille de nouvelles plantations économes en eau : érables de Montpellier, cistes, romarins, lavandes… 

Côté rive gauche du fleuve, de jeunes plants forestiers viendront renforcer le boisement des berges (ripisylve) courant 2026 : saules, frênes, noisetiers, peupliers et autres essences locales adaptées aux bords de Garonne.

Les inventaires naturalistes ont mis en évidence la présence d’une espèce protégée au niveau régional, la Mousse fleurie (Crassula tillaea). Plusieurs zones ont été identifiées sur l'île et notamment sur les plages de la piscine Nakache.

Une transplantation des graines contenues dans le sol a été réalisée sur les allées secondaires du parc Picot de Lapeyrouse. 

Cette petite plante discrète apprécie les sols sablonneux très ouverts, comme les allées piétonnes fréquentées.

Le saviez-vous ?

Philippe-Isidore Picot de Lapeyrouse (1744 - 1818) était un naturaliste toulousain. Membre des Académies des sciences de Stockholm et de Toulouse, il a enseigné à la faculté des sciences de la ville rose, étudié et rédigé de nombreux articles et ouvrages sur la faune, la flore et les minerais. Il a également été maire de Toulouse. Il est à l’origine de la création du Muséum d’histoire naturelle de Toulouse qui a ouvert ses portes en 1865.

En chiffres

7 hectares végétalisés
1 879 arbres et 24 300 arbustes plantés
130 arbres préservés
1,7 km de cheminements piétonniers


Ce projet d'un montant total de 17,6 M€ a été financé par Toulouse Métropole, avec l'aide de l'Agence de l’Eau Adour Garonne (3 955 382 €), l'Europe projet LIFE (1 691 473 €) et la région Occitanie (213 060 €).

Date de mise à jour :