Préserver la biodiversité

Toulouse Métropole engage plusieurs actions pour préserver la biodiversité présente sur son territoire.

Connaître

C'est un réseau naturel terrestre (trame verte) et aquatique (trame bleue) composé de réservoirs de biodiversité et de corridors écologiques. Ces espaces naturels régulent les températures, forment des réserves d'eau, diversifient les paysages et constituent des espaces récréatifs.

La trame verte et bleue ce sont :

  • 413 km de corridors écologiques
  • 16 500 ha de réservoirs de biodiversité

Les réservoirs de biodiversité sont des sites reconnus pour leur flore et/ou leur faune remarquable à l’échelle de la métropole : coteaux de Pech David, Canal du Midi, Garonne-Sesquières, base de loisirs de la Ramée, Canal latéral à la Garonne, zones boisées et mosaïques paysagères d’un seul tenant riches en espèces (fourrés, bosquets et friches/prairies) ...

La Garonne, l’Aussonnelle et le Touch structurent l’armature de la trame bleue, les prairies humides de la Sausse et de la Saune y jouent également un rôle important.

Rencontre avec quelques espèces

Toutes les espèces d’animaux ou de plantes que nous pouvons observer, protégées ou non, rares ou communes, participent à la richesse écologique et à la santé de notre cadre de vie. 

Il y a des espèces que l’on peut voir facilement en milieu urbain comme l’écureuil roux dans les parcs urbains boisés, le pissenlit qui pousse dès qu’il y a un espace enherbé, le Crapaud commun qui se cache dans les jardins, les fourrés et les bois, le héron bihoreau que l’on peut voir perché sur une branche basse en bordure de plans d’eau et cours d’eau,...

D’autres espèces sont plus rares et un peu plus difficiles à observer comme la fritillaire pintade qui fleurit brièvement en février ou mars dans les prairies humides en bordure du Touch, l’azuré du serpolet, beau papillon bleu qui affectionne certaines prairies sèches, la chouette chevêche inféodées aux milieux agricoles, l’orchis lacté, belle orchidée sauvage qui peut pousser dans certaines pelouses et friches, le campagnol amphibie qui vit près des ruisseaux, rivières, étang, lacs et mares.

Observation de la biodiversité  

Toulouse Métropole dispose d’une base de données faune flore qui comprend à ce jour plus de 30 000 données. Cet outil permet d’utiliser la connaissance de la biodiversité notamment afin de la prendre en compte dans l’aménagement urbain. 

La métropole se positionne dans le réseau d’acteurs existants sur le territoire en matière de biodiversité, afin d’échanger et de mutualiser les connaissances dans ce domaine. Elle est adhérente de l’Observatoire régional de la biodiversité, et du Système d’information sur la nature et les paysages, un outil de partage de données au niveau national. Objectif :  mieux connaitre la biodiversité sur notre territoire pour préserver plus efficacement les espèces et les milieux naturels.

Par ailleurs, une réflexion est en cours pour se munir d'un outil d’évaluation de la biodiversité, avec l’identification de chiffres clés décrivant la biodiversité du territoire. Cette action fait partie des actions phares développées dans le cadre du label « Territoires engagés pour la Nature », obtenu par Toulouse Métropole en 2019.

En 2019, Toulouse Métropole a été reconnue Territoire engagé pour la nature en Occitanie. Trois actions phares à mener dans les 3 ans à venir marquent particulièrement cet engagement :

  • restaurer des corridors écologiques pour consolider l’armature biologique du territoire
  • mettre en place un dispositif de suivi de la biodiversité pour suivre l’évolution de la richesse naturelle du territoire
  • identifier et valoriser des itinéraires de découverte de la biodiversité

Inscrit dans le Plan national biodiversité, ce label reconnaît des collectivités engagées dans une démarche de progrès en faveur de la biodiversité. En Occitanie, 26 Territoires ont étés reconnus engagés pour la nature en 2019.

Sensibiliser

Des itinéraires pour découvrir la biodiversité locale. Cinq circuits de découverte de la biodiversité sont proposés aux habitants de la métropole toulousaine (attention, pas d’accès PMR). Ils se présentent sous la forme de boucles d’environ 5 km en s’appuyant sur des sentiers pédestres existants. Sur place, des bornes discrètes devraient permettre, grâce à des QR codes, d’accéder à des contenus, prochainement accessibles sur ce site.

Propage est un programme national de sciences participatives. Il permet  de recueillir un grand nombre de données sur les papillons qui sont de très bons indicateurs de la biodiversité et de sensibiliser à la biodiversité les agents gestionnaires d’espaces verts.

Porté au niveau national par le Muséum national d’histoire naturelle et l’association Noé Conservation, ce programme est animé à Toulouse depuis 2013 par la direction Environnement Énergie : une dizaine d’agents des espaces verts de la mairie comptent chaque année les papillons sur plus de 25  parcours.

Des programmes permettent à tous de participer aussi à la science.

Toulouse Métropole lance régulièrement des appels à projets [lien vers appels à projets] liés à la biodiversité et à sa promotion, afin d’encourager les citoyens à identifier les leviers pour protéger la biodiversité et à passer à l’action. 

Exemples de réalisation à la suite d'appels à projets pour sensibiliser à la biodiversité  :

  • La spirale à insectes, installée à Montrabé
  • Un sentier biodiversité aux Tambourettes à Pibrac
  • Une micro-forêt plantée dans le quartier de Rangueil à Toulouse
  • Un travail mené avec les commerçants concernant la réduction de la pollution lumineuse, etc.

Préserver

  • Une palette végétale est destinée à tout porteur de projet d'aménagement vert extérieur (habitants, professionnels du paysage et aménageurs d'espaces publics et privés). Objectif : encourager le choix d'espèces en priorité locales et rustiques ayant été éprouvées dans la région toulousaine, et dont on peut supposer qu'elles peuvent assumer un réchauffement climatique de quelques degrés. Elle dresse aussi une liste de végétaux déconseillés au regard de critères sanitaires (fort potentiel allergisant notamment) et phytosanitaires.
  • Application de la séquence dite ERC (éviter, réduire, compenser) aux projets urbains, afin de trouver des solutions de moindre impact des aménagements urbains sur les milieux naturels. Conformément à la loi, Toulouse Métropole s’engage à appliquer cette séquence qui vise en premier lieu à éviter les impacts des projets sur les milieux naturels, puis à les réduire et enfin à les compenser. Dans sa stratégie, Toulouse Métropole anticipe les besoins de compensation, évite l’urbanisation sur la Trame verte et bleue et positionne en priorité les secteurs de compensation à proximité de celle-ci, afin de la conforter.

Partant du constat que la Garonne et ses berges sont un formidable levier pour l’amélioration du cadre de vie et le rayonnement touristique, Toulouse Métropole a lancé l’élaboration du Grand Parc Garonne sur 7 communes (Blagnac, Beauzelle, Fenouillet, Gagnac-sur-Garonne, Saint-Jory, Seilh, Toulouse), 32 km et 3 000 ha.

L’objectif : développer les déplacements en modes actifs (marche ou course à pieds et vélo), favoriser la navigation et les sports nautiques tout en valorisant le patrimoine naturel (corridors écologique, paysage, patrimoine).

Découvrir le projet Grand Parc Garonne

Les plantes protégées situées en bord de routes structurantes sont préservées

Afin de pratiquer un fauchage raisonné et plus respectueux de la biodiversité, Toulouse Métropole a signé une convention avec le Conservatoire Botanique National des Pyrénées et de Midi-Pyrénées. Le fauchage est adapté pour prendre en compte le cycle de vie des végétaux, et sans produits phytosanitaires sur les 150 hectares de surface dont Toulouse Métropole est responsable. 

Les espèces protégées suivantes ont été identifiées et sont prises en compte dans la gestion des bords de route : la Tulipe sauvage, la Céphalaire de Transylvanie, l’Orchis lacté, la Rose de France et la Renoncule à feuilles d’ophioglosse.

Comment agir durablement ?
  • La préservation d'une espèce protégée passe d'abord par une bonne connaissance de sa biologie et de son écologie (habitat, cycle de vie, reproduction).
  • Puis, il est nécessaire d'identifier précisément leur localisation : routes et zones du bord de route (accotement, fossé, talus) concernées.
  • Ensuite, les agents de la Direction ITE, chargés de l'entretien des bords de routes structurantes à Toulouse Métropole sont sensibilisés pour appliquer une gestion différenciée : fauche localisée, tardive ou précoce selon le cycle de vie de l'espèce et sa position sur le bord de route, tout en privilégiant la sécurité des usagers.

Les stations repérées sont suivies régulièrement pour évaluer les effets de la gestion différenciée.

Par ailleurs, les impacts sur les plantes protégées sont anticipés en amont de projets qui concernent le bord de route (enterrement de canalisation, élargissement, busage…).


Le Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées est un syndicat mixte de collectivités*, agréé par le ministère en charge de l'environnement. Il contribue sur son territoire à la connaissance et à la conservation de la flore sauvage rare et protégée et des habitats naturels et semi-naturels. Il apporte également un appui scientifique et technique aux collectivités et aux services de l'Etat.

*Collectivités du syndicat mixte : Région Occitanie, Départements des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques, Communauté de communes de la Haute-Bigorre et Ville de Bagnères-de-Bigorre

À la suite du classement d’une partie du territoire en réserve naturelle régionale, un plan de gestion a été élaboré en concertation avec Toulouse Métropole. Celui-ci définit un programme d’actions de préservation et de valorisation des espaces. Le gestionnaire du site est l’association Nature Midi-Pyrénées.

Confluence Garonne-Ariège | RESERVES NATURELLES DE FRANCE (reserves-naturelles.org)

Pour prioriser les corridors écologiques à restaurer, Toulouse Métropole a mené en 2019 une étude pré-opérationnelle de restauration de bords de cours d’eau, de linéaires boisés ou herbeux.

Cette étude est un outil d’aide à la décision qui permet de cibler et programmer les travaux de génie écologique à mener, sur des secteurs parmi les plus fragiles, sur lesquels une action de restauration permettra un gain écologique.