Groupe Vivre mieux, élu.e.s socialistes, écologistes, communistes et citoyen.ne.s

La loi de février 2002 concernant la démocratie de proximité prévoit la publication des expressions politiques dans les supports de la collectivité, en l’occurrence le magazine A Toulouse et reprise sur cette page. Les textes publiés dans ces pages n'engagent que leurs auteurs.

Tribune parue dans le magazine À Toulouse #123 / Été 26

Vagues de chaleur à Toulouse.

Plus de 35 °C en mai à Toulouse lors de la vague de chaleur la plus précoce de l’histoire des relevés météorologiques, en France. La municipalité actuelle n’a pas anticipé cet épisode, alors que les vagues de chaleur et les canicules ne sont pas nouvelles. Les scientifiques disent depuis des décennies que les vagues de chaleur sont de plus en plus précoces, de plus en plus longues et de plus en plus intenses. Nous demandons à la majorité de prendre sérieusement en compte le sujet du dérèglement climatique, selon deux orientations :

1. une réponse immédiate avec la création d’un réel «plan chaleur» (plutôt que du plan de communication annuel «Toulouse + fraiche»). Il devra se déployer dès lors qu’il y aura un pic de chaleur, quelle que soit la période, avec des mesures comme :

  • l’ouverture des parcs et jardins en soirée;
  • l’accès aux piscines extérieures;
  • la réorganisation de nos services publics pour la population et des horaires de travail pour les agent-e-s de la collectivité;
  • l’indication des points d’eau et des lieux refuges où se rafraîchir, notamment pour les personnes fragiles.

2. Une adaptation à long terme contre la surchauffe urbaine de notre ville:

  • isoler les bâtiments publics et en particulier les écoles qui sont actuellement des «bouilloires» thermiques;
  • engager les travaux de rénovation de la piscine Nakache et entretenir l’ensemble des piscines publiques;
  • végétaliser massivement toute la ville, dégoudronner l’espace public, préserver et entretenir les arbres existants;
  • éclaircir la ville en la bâtissant et rénovant avec des matériaux biosourcés et blancs (qui emmagasinent moins la chaleur);
  • stopper les projets inutiles et générateurs de chaleur supplémentaire comme le projet de Jonction Est, qui va défigurer le parc de l’Hers, les quartiers de la Côte pavé, La Terrasse, etc.
  • évaluer systématiquement l’impact de tout investissement public sur le dérèglement climatique, grâce à un «budget vert» sincère et ambitieux.

Dès maintenant, nous demandons à la majorité de stopper son dispositif de tarification saisonnière de l’eau et de lui préférer une tarification progressive et solidaire.

François Briançon, Hélène Cabanes, Vincent Gibert, Inès Goffre-Pedrosa, Régis Godec, Isabelle Hardy, Anne-Sophie de Surgy, Maxime le Texier.

Date de mise à jour :