Groupe Vivre mieux, élu.e.s socialistes, écologistes, communistes et citoyen.ne.s

La loi de février 2002 concernant la démocratie de proximité prévoit la publication des expressions politiques dans les supports de la collectivité, en l’occurrence le magazine A Toulouse et reprise sur cette page. Les textes publiés dans ces pages n'engagent que leurs auteurs.

Tribune parue dans le magazine À Toulouse #122 / Mai-Juin 26

Nous tenons à remercier les Toulousain-es qui nous ont accordé leur confiance dès le 1er tour des élections municipales, ainsi que celles et ceux qui ont soutenu la liste d’union de la gauche et des écologistes au 2nd tour. 
Dès son élection, le maire réélu a qualifié notre union de «minables arrangements politiciens nocturnes», allant même jusqu’à évoquer un «déshonneur».

Le «déshonneur» n’est pas une simple divergence politique, ni une critique constructive. C’est une sortie du cadre démocratique. Quand on parle de déshonneur, on ne débat plus: on juge, on condamne, on exclut. Par ces mots, le maire a cherché à nous priver de toute légitimité politique et à nous disqualifier moralement, tout comme celles et ceux qui nous ont fait confiance. 
Que dit-on aux électeurs et électrices quand on affirme que les Toulousain-es se seraient «protégés», qu’ils auraient échappé à un péril ou fait barrage à une «indignité»? Qu’ils auraient choisi le mauvais camp, qu’ils seraient, d’une certaine manière, en dehors de la République? Nous le disons avec gravité: c’est une faute démocratique.

Ce discours inaugural a également été marqué par d’importants silences. Presque rien sur l’environnement, la lutte contre le dérèglement climatique ou la chaleur en ville. Bref, l’écologie est une fois encore la grande oubliée. 

Mutisme aussi sur le social: rien sur les familles à la rue et le coût du logement à Toulouse. 

Aucune ambition affichée pour la démocratie locale, ni pour l’éthique en politique.

Nous sommes 8 élu-es écologistes, communistes, citoyen-nes et socialistes. Nous serons à la hauteur de notre rôle, de nos valeurs et de nos engagements. Non pas pour répondre aux caricatures, ni pour nous engager dans des procès d’intention, mais pour agir.

Nous sommes là parce que les Toulousain-es nous ont élu-es. Nous porterons la voix de celles et ceux trop souvent oublié-es et défendrons toujours l’intérêt général des Toulousain-es.

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