Point de situation et réaction de Jean-Luc Moudenc
Samedi 31 octobre, en l’absence de manifestation déclarée, les regroupements en centre-ville étaient interdits par arrêté préfectoral.
Malgré cela, plus de 2.000 personnes se sont retrouvées en début d’après-midi sur les allées Jean-Jaurès. Elles ont été repoussées en direction de Matabiau, jusqu’à leur dispersion.
Mais, plusieurs groupes constitués de quelques dizaines d’individus ont tenté d’atteindre l’hypercentre, dressant des barricades et allumant plusieurs feux de poubelles. En dépit de quelques points chauds, la situation a été très bien maîtrisée par la Police nationale.
Nous avions également déployé en nombre nos équipes de Police municipale dans le centre-ville pour sécuriser les commerces et dissuader les casseurs.
Nos opérateurs vidéo ont quant a eux appuyé, comme à chaque fois, les forces de l’ordre, ce qui a été particulièrement utile pour procéder à de nombreuses interpellations.
« Je tiens à remercier et à féliciter l’ensemble des forces de l’ordre, qui ont permis de contenir les groupes venus là non pour manifester, mais bien pour en découdre et provoquer, voire, pour certains, pour casser.
Il n’en reste pas moins que ce triste spectacle qui se répète m’inquiète beaucoup, pour deux raisons.
Sur le plan économique, cette situation qui dure dissuade la clientèle de faire ses courses, alors que d’ordinaire le centre-ville commerçant travaille énormément le samedi.
Les chiffres d’affaires sont en chute libre, des activités et des emplois sont menacés.
Sur le plan politique, le climat de grande tension qui s’est installé dans notre pays, dirigé par un gouvernement sans majorité - donc peu apte à prendre des décisions et à les faire voter par le parlement - alimente les extrêmes, qui se renforcent chaque jour à l’approche des prochaines élections.
Tout cela dessine de sombres perspectives pour notre pays si le calme ne revient pas rapidement. » a réagi Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse, Président de Toulouse Métropole.
